Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


Pousse avec eux : ICI MIEUX QUE LA-BAS

Publié par The Algerian Speaker sur 10 Avril 2011, 11:48am

Catégories : #Pousse avec eux : de HAKIM LAALAM(le soir d'Algéri

Liberté sans dignité n’est que ruine de l’âme !
Lu dans Le Soir d'Algérie cet article qui relate une réunion de journalistes adhérant à «l'initiative pour la dignité de la presse». Premier constat : le mot dignité remplace le mot liberté. Peut-on prétendre accéder véritablement à la seconde quand on est dépossédé de la première ?
Deuxième constat : ce n'est pas dans le cadre d'un syndicat corporatiste, mais dans celui plus informel d'une «initiative» que les journalistes expriment leur rejet des atteintes à la dignité faites à leur profession, à laquelle ils ajoutent des revendications statutaires et salariales. Question : où sont passées les différentes structures syndicales forgées depuis que le MJA a initié le combat pour la liberté de la presse et celle des journalistes ? Depuis 1988 donc, les structures qui se sont succédé ne se comptent plus, et cela semble être un scoop lorsqu'on constate qu'aucune d'entre elles n'est susceptible d'accueillir les revendications des journalistes, qui de ce fait, se voient contraints de recourir à une «initiative». Ce que l'article ne dit pas clairement, c'est que les employeurs coupables d'intimidation et d'atteinte à la dignité des journalistes sont à la fois privés et publics. Dans tous les cas, on ne peut s'empêcher de sourire devant la confiance que ces journalistes de «l'initiative» témoignent à l'égard des autorités officielles (présidence de la République, Premier ministère, ministère de la Communication) appelées pour un arbitrage. A tous les coups, l'arbitre est vendu.
Lundi 4 avril : Il en faut deux pour faire la paire !
Le New York Times d'hier, dimanche 3 avril, révèle que Seïf Al Islam, l'un des fils Kadhafi, ainsi que l'un de ses frères, Saâdi, auraient proposé une transition vers une démocratie constitutionnelle. Cette démarche implique évidemment le retrait du père, le colonel Kadhafi âgé aujourd'hui de 68 ans. Une source proche de Seïf et Saâdi indique que ce dernier approuve cette tactique. Ce plan de sauvetage consiste à faire face à la vague de fond contestataire contre le régime libyen tout en laissant le pouvoir aux mains de la famille Kadhafi. Le fait que les deux frères soient les initiateurs de ce plan de navigation pourrait trouver un accueil favorable, du moins en Occident. D'avoir fréquenté des écoles occidentales rend Seïf et Saâdi plus fréquentables. Les deux autres fils du colonel, Khamis et Mutassim, ne sont pas pour leur part disposés à négocier. Partisans de la ligne dure, ils sont pour l'affrontement. Khamis dirige une milice pro-Kadhafi, et Mutassim, conseiller à la sécurité nationale, rêve d'évincer Seïf du dauphinat.
Mardi 5 avril : Extrait de naissance de Mathusalem !
Que feriez-vous si vous aviez 88 ans et que, demandant un certificat de nationalité, on exigeait de votre part de fournir l'extrait de naissance de... votre grand-père ? Surtout si le grand-père en question était mort en combattant l'armée d'occupation française aux côtés de l'émir Abdelkader. Et, cerise sur le gâteau, si le certificat en question remontait à une époque où l'état civil n'existait pas. Que feriez-vous si, malgré ces insurmontables obstacles, vous parveniez quand même à présenter un extrait du registre matrice tenant lieu officiellement d'extrait d'acte de naissance, et que l'administration vous le refuse ? Alors, que feriez-vous ? Eh bien, moi, je serais ravi, car je serais bien obligé d'admettre une fois pour toutes le perfectionnisme de notre administration. Un perfectionnisme poétique car ce n'est ni plus ni moins que du surréalisme.
Mercredi 6 avril : Grève des retraités !
25% des retraités touchent une pension inférieure à 10 000 dinars. En fait, 60% des retraités vivent avec une pension inférieure au «SMIC». Cela fait des années que les retraités se battent pour percevoir des pensions préservant leur dignité. Personne ne les entend. Jadis, ils avaient même fait... grève. C'est dire leur désarroi. En fait, une politique basée sur les inégalités les ravale dans les catégories les plus vulnérables de la population. Ils ont appelé le secrétaire général de l'UGTA à intervenir auprès de la présidence de la République. Encore un appel à arbitrage. Faut dire que le président algérien est mieux pourvu que ses pairs et frères arabes. On le prie poliment et sans violence de réparer une injustice flagrante. Pour sûr qu'ils ne seront pas entendus ! Et quand bien même, en dévoyant le temps, le dossier se réglerait-il de lui-même ?...
Jeudi 7 avril : Les calculs de Nicolas Sarkozy !
Nouveau : les populations de Benghazi étranglées par l'armée de Kadhafi ne trouvent pas leur compte dans l'action militaire de l'Otan. Mieux ou pire, elles expriment leur mécontentement. Alors, elles en appellent à... Sarkozy. Lui, le président français est plutôt satisfait de regagner en Libye les points des sondages perdus en France. Un article du Washington Post souligne que l'attaque de la Libye voulue par Sarkozy qui a su forcer la main à ses alliés européens et au Conseil de sécurité, procède d'une stratégie bien connue aux Etats-Unis, stratégie qui consiste à déclarer une guerre à l'extérieur dans l’optique de remporter des élections à l'intérieur. Le Washington Post fait observer que le président Sarkozy trouve dans l'aventure libyenne un regain de popularité perdue liée à «un gouvernement corrompu» mais constitué par lui, d'«une économie française moins forte que ce qu'on avait dit», parce que «son ex-ministre des Affaires étrangères et lui-même ont choisi le mauvais camp en Tunisie», suite à des prétendues «erreurs d’appréciations » de l’ambassadeur de France en place, remercié depuis, et… «à cause de son imprévisibilité et de son aspect fantasque». L’auteur de l'article, Anne Applebaum, ne cache pas son étonnement d'avoir entendu, lors d'une conférence internationale, fin mars à Bruxelles, un participant français se vanter «du rôle central de la France dans la campagne aérienne en Libye, puis, dans le même élan, admettre quelques minutes plus tard que la guerre était un stratagème visant à contribuer à la réélection de Sarkozy». La journaliste n'a relevé aucune contradiction chez son interlocuteur entre la fierté engendrée par le leadership français et le cynisme des vraies motivations de Sarkozy. Devant cette affaire qui révèle, selon le quotidien français Le Monde, «l'immaturité de la politique européenne de sécurité et de défense», la journaliste du Washington Post conclut que, hormis Sarkozy, personne ne pense que l'Europe sortira renforcée de cette affaire.
Vendredi 8 avril : Qui dit mieux ?
Il faut dire que Nicolas Sarkozy sait placer ses «vedettes» là où il le faut. Pas mal un Claude Guéant à l'Intérieur après un Brice Hortefeux condamné pour propos racistes. Les déclarations xénophobes, flirtant avec des relents racistes, complètement propices à attiser les haines s’enchaînent crescendo, et de manière obscène tant leur nombre vise à les banaliser. Il apparaît de plus en plus clairement que l'instauration de ce climat délétère relève d’une stratégie destinée à favoriser la montée de l'extrême droite et de ses idées, consacrées dans un second tour de la présidentielle de 2012, faisant s'affronter Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, rééditant ainsi le sursaut républicain, en faveur du premier tel qu'en avait bénéficié Chirac en 2002. Mais comme le dit ce vieux dicton populaire algérien : celui qui compte seul sur ses doigts a toutes les chances de se tromper.
A. M.

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